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Quotes

Some excerpts from the book Imparfaits, libres et heureux – pratiques de l’estime de soi.

“Un de mes patients me disait un jour : “Le moi est haïssable, certes, mais c’est avec lui que je vais passer le reste de ma vie…”. Si vous ne vous occupez pas de vous-même, qui le fera à votre place ? Et qui d’autre que vous peut savoir ce qui vous est nécessaire, ce qui est souhaible à votre bien être ?” (p.68)

“… on me demande souvent […] des trucs pour “augmenter l’estime de soi” ou l’on me pose la question : ” S’il n’y avait qu’un conseil, ça serait de faire quoi ?” Des trucs, il y en a beaucoup. Le seul problème : il faut les appliquer tous ! Et longtemps ! Et régulièrement ! Et le changement arrive, comme cela, par étapes, parfois minuscules, parfois specatuclaires. Mais ce qui paraît aujourd’hui minuscule pourra s’avérer demain spectaculaire. Et changer un peu, c’est déjà beaucoup !” (p.73)

“S’accepter pour changer. Reconnaître que, pour le moment, les choses sont comme elles sont, et non comme je voudrais qu’elles soient. Accepter, ce n’est pas seulement tolérer (ce qui revient à refuser en fait, mais en regardant ailleurs). Ce n’est pas non plus se résigner et abandonner l’idée d’agir et de changer. C’est regarder le problème en face et se dire : oui, ce problème existe. Si les questions d’acceptation intéressent tant les psychothérapeutes, après les philosophes, c’est que l’on se change mieux en s’acceptant.” (p.81)

“C’est très difficile, la notion d’acceptation, en matière d’estime de soi, parce qu’on aborde des phénomènes très intimes et douloureux liés à l’image de soi : qui a envie de s’accepter inférieur ? On a beau souvent ‘se sentir’ inférieur, en réalité on n’a pas envie de l’accepter. Et c’est tant mieux d’une certaine façon parce qu’on ‘n’est pas’ inférieur. Enfin, pas autant qu’on le craint, ou dans autant de domaines qu’on le redoute. Car on est toujours inférieur, imparfait en quelque chose… Et alors ?” (p. 86-87)

“On ne s’accepte pas parce que l’on est persuadé qu’il y a un danger à le faire. Danger envers soi : “s’accepter, c’est se laisser aller”. OU danger pouvant venir des autres : “s’accepter dans ce que l’on a de vulnérable et de fragile, c’est s’exposer à la critique, au jugement et au rejet”. Ce faisant, on aggrave la situation. Ne pas s’accepter est un évitement. Et comme tous les évitements, il préserve la conviction que l’on se serait mis en danger en se dévoilant ou en admettant ses limites et vulnérabilités.” (p.103)

“Reformuler différemment ses autoverbalisations. Ne plus supporter les termes radicaux et définitifs : catastrophe, nul, inacceptable, complètement raté… Derrière la naïveté apparente du procédé, le poids des mots est réel. Et l’efficacité de la technique de reformulation est assez largement attestée en psychothérapie. C’est d’ailleurs l’un des enjeux des psychothérapies cognitives de l’estime de soi. […] Comprendre que les changements ne se feront, comme tous les changements du rapport à soi, que lentement.” (p.120)

I read this book a while ago, turned down the corner of a lot of pages to find easily the most interesting passages. It refreshes my memory to read again these passages.

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